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la forme d'un sonnet change plus vite que le cœur des humains

Résumé : « La Forme d'un sonnet change plus vite que le coeur des humains »-Retours au sonnet, Poitiers, 1 er-2septembre 2007. « Vus de loin (la distance de l'ignorance ou de la lassitude), tous les alexandrins, tous les sonnets se ressemblent. C'est le syndrome chinois. » 1 Le sonnet reste néanmoins une forme de prédilection de Jacques Roubaud, à la fois auteur d'une anthologie du sonnet Soleil du soleil, d'essais sur le vers, d'articles sur le sonnet 2 , et de nombreux sonnets… Peut-être parce que le sonnet, dans sa définition minimaliste comporte quatorze vers, nombre fétiche du poète puisqu'il correspond à la somme des lettres de son prénom et de son nom. Il m'a donc paru intéressant de réfléchir à l'historicité du sonnet dans une partie du recueil La Forme d'une ville change plus vite, hélas, que le coeur des humains, intitulée « XX Sonnets » 3 , dont le titre même affiche l'importance accordée à la forme sonnet. Pour Roubaud, celui-ci est « une forme implicite » et ce corpus semble révélateur parce qu'aucune des pièces ne correspond rigoureusement à la définition donnée par André Gendre. Certains poèmes sont par exemple constitués de plus de 14 vers, ce qui semble être la contrainte minimale visuelle définissant le sonnet. Ces sonnets (puisque le poète les appelle ainsi) sont-ils toujours des sonnets ? En quoi créent-ils une dynamique et s'inscrivent-ils dans une évolution ? En quoi la forme peut-elle produire l'unité du recueil ? N'est-elle que forme visuelle ou la forme sonnet est-elle signifiante en tant que forme poétique dans ce corpus de J. Roubaud ? C'est pour répondre à cela que nous proposons d'étudier ces variations formelles que ce soit au niveau métrique, rimique, strophique ou syntaxique pour établir que la forme sonnet est idéale pour constituer le point de convergence du quadripôle poésie langue mémoire rythme qui définit le « quoi de la poésie » 4. Si le sonnet est par définition une forme fixe figée, nous voudrions montrer qu'elle est autrement signifiante pour J. Roubaud car elle est mémoire de la langue et rythme, donc mémoire vivante. I. Une forme sonnet ou des sonnets ? Selon André Gendre, p 14 : « le sonnet se présente comme une forme fixe ou plutôt semi-fixe, que modèlent trois variables selon trois niveaux : 1/ le niveau strophique, essentiellement articulé autour des rimes et du rythme ; 2 / le niveau syntaxique, c'est-à-dire la disposition des phrases dans les strophes ; 1 Roubaud (Jacques), Poésie, etcetera : ménage, éditions Stock, 1995, p 151. 2 « Notes brèves et sommaires sur la forme du sonnet français de 1801 à 1914 » in B. Degott et P. Garrigues, Le sonnet au risque du sonnet, L'Harmattan, Paris, 2006, 283-294. 3 Roubaud (Jacques), « XX Sonnets » in La Forme d'une ville change plus vite, hélas, que le coeur des humains, éditions Gallimard, 1999. 4 J. Roubaud, Autobiographie, chapitre X, Paris, Gallimard, 1977, p 75.
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Contributor : Sandrine Bédouret <>
Submitted on : Thursday, March 28, 2019 - 3:27:27 PM
Last modification on : Thursday, March 5, 2020 - 7:15:19 PM
Long-term archiving on: : Saturday, June 29, 2019 - 2:42:28 PM

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Sandrine Bédouret-Larraburu. la forme d'un sonnet change plus vite que le cœur des humains. Formules, revue des littératures à contraintes, Instituut voor Culturele Studies, 2008. ⟨hal-02082927⟩

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